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Avec l’ascension des moteurs de recherche fondés sur l’IA générative, le référencement entre dans une phase de recomposition profonde.
Face à ce bouleversement, le secteur cherche ses repères. De nouveaux termes apparaissent, de nouvelles stratégies sont avancées, parfois dans l’urgence. Mais cette effervescence masque une question plus fondamentale : que cherche-t-on réellement à optimiser ?
Avant de parler de méthodes, encore faut-il s’accorder sur les concepts. Et c’est précisément là que les lignes se brouillent : plusieurs visions du référencement émergent, souvent mises en opposition, comme si l’une devait nécessairement supplanter les autres.
C’est ce paysage que nous proposons d’éclairer ici.
Ce débat n’oppose pas tant des disciplines que des niveaux d’optimisation.
Les notions d’AEO, de GEO et d’AI SEO décrivent trois focales distinctes, qui tendent à s’empiler plutôt qu’à se contredire : découvrabilité → répondabilité → actionnabilité.
La notion d’AEO part d’un constat simple : dans une conversation avec une IA, l’utilisateur ne navigue pas une SERP ; il obtient une réponse (on parle parfois de « moteur de réponse »).
L’objectif implicite change donc : il ne s’agit plus seulement d’être « bien positionné », mais d’être présent dans la formulation. Autrement dit, l’enjeu est d’être cité, paraphrasé, recommandé, comparé, ou relié à une intention.
L’AEO constitue ainsi une focale pour répondre à la question suivante : « Lorsque l’utilisateur pose une question à une IA, le contenu ou la marque apparaît-il dans la réponse produite ? »
Le GEO pousse le raisonnement un cran plus loin : les IA ne se contentent pas de répondre. Elles deviennent un outil plus large : elles planifient, appellent des fonctions, exécutent des actions, et commencent même à réaliser des transactions.
Dans ce contexte, la meilleure visibilité n’est pas seulement le fait d’être cité, mais celui de devenir la brique fonctionnelle que :
La notion de GEO répond alors à une autre interrogation : « Lorsque l’IA agit — ou aide à agir — peut-elle s’appuyer sur ce contenu, ce service ou cette source ? »
En troisième concept, l’AI SEO fait le lien entre le nouveau monde et l’ancien. Son avantage réside dans sa lisibilité : la notion est immédiatement compréhensible, en recyclant un vocabulaire familier.
Elle véhicule implicitement l’idée selon laquelle « le SEO n’est pas mort, il évolue ».
Dans la pratique, le SEO IA est mobilisé pour :
| Concept | Finalité optimisée | Question opératoire |
|---|---|---|
| AEO | La réponse (présence dans la formulation) | Le contenu / la marque apparaît-il dans la réponse générée ? |
| GEO | L’action (capacité d’exécution / d’appui) | L’IA peut-elle s’appuyer sur la source pour agir ou faire agir ? |
| AI SEO | La découvrabilité (continuité SEO dans l’ère IA) | La source demeure-t-elle accessible, indexable, citable et compréhensible ? |
Cette mise en opposition s’explique par des mécanismes bien identifiés :
D’un point de vue analytique, cette opposition a toutefois peu de sens dès lors que l’on adopte une lecture rigoureuse. Elle relève surtout d’un format narratif.
Important
Le “vs.” fonctionne ici comme une mécanique de positionnement.
La réalité opérationnelle est largement additive : ces concepts décrivent des couches complémentaires, non des alternatives strictes.
Historiquement, l’optimisation suivait une trajectoire relativement linéaire :
requête → SERP → clic → page
Aujourd’hui, la séquence se transforme :
intention → conversation → réponse → décision → action (parfois automatisée)
Il s’agit d’un basculement téléologique : le clic cesse d’être l’unité finale. L’attention se porte désormais sur la réponse (AEO), la capacité d’exécution (GEO) et la découvrabilité (AI SEO / SEO).
À retenir
L’optimisation ne porte plus sur un canal isolé, mais sur un système complet : découverte → réponse → action.
Plutôt que de raisonner en termes d’alternatives, l’analyse conduit à raisonner en niveaux :
Réponse à la question
Il ne s’agit pas de AEO vs GEO vs AI SEO, mais d’une séquence : AI SEO → AEO → GEO, du trouvable au cité, puis à l’utilisé.
Concrètement
Checklist
Un site non découvrable perd toute visibilité.
Un contenu non citable tend à disparaître des réponses.
Un service non actionnable reste hors du champ des agents.
La question n’est pas de savoir quel acronyme s’imposera. Elle concerne le niveau d’existence que l’on souhaite occuper dans le nouveau parcours utilisateur.
Le futur ne remplace pas le SEO. Il l’étend, en lui ajoutant une couche de réponse, puis une couche d’agent.